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Retour en force sur la Croisette !

 

A peine rentré du MIP (voir Grand Angle n°20), le MBA ESG de Production Audiovisuelle (MPA) se préparait à retourner sur la côte, version grand écran, cette fois. S'il est dorénavant acquis que le MPA est présent à chaque Festival de Cannes, la promotion 2010 peut s'enorgueillir d'avoir dépêché sur place non pas une, ni deux mais trois délégations MPA spéciales Cannes! C'est ainsi que ces étudiants du MBA ont pu vivre la formidable aventure cannoise de l'intérieur.

Rencontres, projections, échanges et découvertes, sans oublier les soirées cannoises, ont permis à nos apprentis festivaliers de prolonger leur formation sur le terrain, au plus près des professionnels du cinéma.
Si tous ont pu profiter de cette opportunité, un groupe a eu l'honneur d'être choisi par la chaîne MCE - Ma Chaîne Etudiante, pour réaliser une chronique quotidienne sur le Festival de Cannes. Malgré de nombreuses embûches, nos apprentis festivaliers sont parvenus à relever le défi : les sept épisodes de l'émission Cannes Première ont été diffusés sur la chaîne MCE et sont toujours disponibles sur le site MCE Replay.

Une fois encore les étudiants du MPA ont démontré leur motivation et leur envie d'apprendre, sur le terrain tout autant que dans les salles de classe. Dans une optique de véritable professionnalisation, le MPA continue de mettre un point d'honneur à envoyer ses élèves au cœur du secteur audiovisuel et de son actualité, leur permettant ainsi de multiplier contacts et expériences : deux atouts indispensables.

Philippe Marcoux
Directeur du MBA Spécialisé en Production Audiovisuelle (ESG Paris)


La Palme d'or 2010 remise par Charlotte Gainsbourg à la cérémonie de clôture a été décernée avec surprise à l'inattendu film thaïlandais Oncle Boonmee (qui se souvient de ses vies antérieures) d'Apitchapong Weerasethakul (sortie le 01/09/10). Un choix jugé culoté et courageux de la part des membres du jury pour ce film dit expérimental qui plonge le spectateur avec « ennui » ou « passion » dans un voyage visuel et sonore autour du thème de la réincarnation.

 
Un univers peuplé de créatures mythiques non sans déplaire au cinéaste Tim Burton, dont l'étrangeté du genre a su toucher son âme de grand fantaisiste ! Un film qui cependant risque d'échapper une fois de plus au grand public.

 

 

Le palmarès : Bon cru 2010 pour le cinéma français !

Palme d'Or : Oncle Boonme... d'Apitchapong Weerasethakul - Film thaïlandais
Grand prix : Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois - Film français (photo)
Prix du jury : Un homme qui crie de Mahamat Saleh Haroun - Film tchadien
Prix de la mise en scène : Tournée de Mathieu Amalric - Film français
Prix du scénario : Poetry de Lee Chang-Dong - Film coréen

Prix d'interprétation masculine ex aequo : Javier BARDEM dans Biutiful de Alejandro Gonzalez Inarritu (20/10/10) et Elio GERMANO dans La nostra vita de Daniele Luchetti (22/12/10)
Prix d'interprétation féminine : Juliette BINOCHE dans Copie Conforme d'Abbas Kiarostami (19/05/10, toujours à l'affiche)

Une belle vitrine à l'international du cinéma français reconnu dans ce 63ème palmarès !

 

 

Des films créant la polémique venant jouer les troubles fêtes

De nombreux manifestants ont envahi la croisette ce vendredi 21 mai, jour de la projection officielle du très controversé Hors la loi de Rachid Bouchared. L'équipe d'acteurs au complet, récompensée en 2006 du prix d'interprétation masculine pour Indigènes, a monté les marches sous les regards inquiets des forces de l'ordre venues en masse pour encadrer l'événement.

 
La question de la représentation de l'Algérie sur les écrans a suscité les débats, rameuté les foules et agité la presse ! D'une part avec le portrait de 3 frères intégrants le FNL lors de la Guerre d'Indépendance de l'Algérie dans Hors la loi et dans une moindre mesure avec celui des moines chrétiens massacrés dans les montagnes algériennes dans Des hommes et des dieux. De quoi plomber un peu l'ambiance glamour du festival.

 

Une sélection officielle peu joyeuse à l'exception de « Tournée », le film de Mathieu Amalric et ses danseuses burlesques !
 

Tout commence avec cette affiche quasi-fantomatique de Juliette Binoche au visage gris sur fond bleu, affiche officielle de ce 63ème festival qui annonce déjà le ton ! Pas très haute en couleurs, la sélection des films en compétition semble suivre à son tour la tendance. Enfant abandonné, destin tragique, homme torturé, derniers jours à vivre, trahison politique, autant de thèmes difficiles qui ont été traité sur les écrans du Grand Palais au désespoir des spectateurs !

Tournée de Mathieu Amalric vient égailler un peu cette sélection et redonner un peu de couleur à ce festival bien morose.  Ce film met en scène des danseuses burlesques nous plongeant dans un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fête. Merci Amalric !

De nombreux absents au grand regret des festivaliers

  1. Ridley Scott, réalisateur du film d'ouverture « Robin des bois »
  2. Sean Penn, tête d'affiche du film en compétition « Fair Game »
  3. Jean-Luc Godard, monstre du cinéma français présentant « Film socialisme » dans la catégorie « un certain regard »

Les premiers d'une liste d'absents un peu trop longue au goût des organisateurs et à la déception des festivaliers...

Kaboom, une perle hors compétition !
Avec sa version corrosive du teen movie américain, Greg Araki ravi la critique et reçoit un excellent accueil au Festival de Cannes. Le réalisateur nous offre ici un film complètement barré, drôle et sexy pour un cocktail explosif servi par une image lumineuse et juste sublime. A voir absolument !
 

Stéphanie Jacquin (Promo 2010)

Partir au Festival de Cannes...

... une entreprise qui se prépare pour être réussie : développer un projet, trouver des partenaires, prévoir un hébergement, le transport, et obtenir une accréditation, toutes ces étapes à valider nécessitent anticipation, organisation et motivation.... Puis, un pas décisif : un professionnel croit en votre projet et vous remet la clé pour le réaliser : une caméra. Ce professionnel qui a donné corps à ce projet, c'est LOCA IMAGES, en nous donnant le pouvoir de voir et de donner à voir, caméra au poing. Ce geste est aussi un acte de confiance, ingrédient essentiel pour grandir.

Arrivée à Cannes, sur la Croisette, au bord de cette côte mondaine émergent, de l'imaginaire et d'inspiration variées, des images, noms et icônes qui se succèdent comme autant d'histoires d'hommes. Mais pour que naissent ces œuvres et que le talent s'exprime, technique et commerce doivent s'unir. Alors derrière la façade du Palais des festivals où posent les têtes d'affiche, des agents de l'ombre se retrouvent sur le marché du film pour trouver un distributeur ou autre maillon manquant à la production de leur film préparant une toile aux stars de demain. Dans chacun de ces pavillons on encourage les tournages, mentionnant les aides offertes par le pays, vanté comme le plus bel écrin serti d'exemples de fameuses productions. Alors pendant que certains s'attellent à trouver lieu, contacts et réseau pour qu'aboutisse leur projet cinématographique, d'autres scintillent sous les flashs.

Pendant ce rendez-vous professionnel, très médiatisé à la lumière des stars, s'agglutinent aussi cinéphiles, badauds, étudiants et locaux dans le terreau commun du 7ème Art où se mélangent les genres, les courts et longs métrages, les sélections officielle et parallèles dans un code couleur en guise de sésame. Toutes les ruses sont permises pour tenter d'entrer... Les invitations très prisées permettant l'accès aux marches sont mendiées au pied du palais par certains quand d'autres préfèrent, plusieurs heures avant l'heure, poser leur escabeau cadenassé qui, ces quelques marches franchies, leur offrira la meilleur vue pour contempler celles montées par actrices et acteurs du monde entier.

Le jour, le soleil tient compagnie aux files d'attente étendues où nombreux sont ceux qui espèrent accéder aux projections du palais, de la quinzaine des réalisateurs, de la semaine de la critique ou dans un des cinémas partenaires. A la tombée de la nuit, les festivaliers se réveillent encore d'avantage et chaque soirée est l'occasion de promouvoir une marque, une réalisation ou un palace de la ville, mais les plus romantiques préféreront sans doute le cinéma de la plage où un écran géant semble suspendu au dessus du lit des vagues.

Alors que d'émotions à partager, en recueillant témoignages, atmosphère et parfum de ce festival, comme le coquillage renferme le bruit de la mer, par les mots de néophytes venant pour les premières fois, et la voix des aînés, sous l'œil de l'objectif.

Aurore Poret (Promo 2010)

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Cannes Première, en quelques clichés...

 
L'équipe affrontant les vagues de la Méditerranée  
Tournage au coeur du Marché du Film
 
Devant le Palais des Festivals   Les deux présentateurs en tournage au cinéma l'Olympia
 
Micro-trottoir auprès des jeunes Cannois   Interview de Louise Ekland, de BFM TV
 
Montée des marches   Dernier jour de tournage sur la plage...

Photos de Justine Delubac et Charlotte Van Cauwenberghe (Promo 2010)

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VISITE DE FRANCE TELEVISIONS

En ce début de juillet, quelques étudiants du MPA et d'autres MBA ont eu la chance de prénétrer dans les locaux du groupe audiovisuel public français situés non loin du Pont Garigliano.
Organisée par Aurore Poret (promo 2010) et menée par Daniel Yahdjian, responsable des stages du groupe, la visite a permis au petit groupe de curieux de découvrir le processus de fabrication d'un journal télévisé.

 

 
Sur le plateau du 12-13 de France 3 (photo Franc Adimagbolo Agossou)

Depuis la salle de conférence de rédaction jusqu'à la régie, en passant par la location du matériel de tournage, le montage des reportages et la réalisation des prompteurs, les étudiants se sont vus expliquer toutes les étapes de préparation.
Période estivale oblige, beaucoup de plateaux avaient été démontés pour maintenance. Ce qui n'a pas empêché les étudiants de fouler les mythiques plateaux de Télématin et du 20h de France 2 et d'assister à l'enregistrement de deux journaux météo.
Sans oublier à l'issue de la visite d'avoir une petite pensée pour les deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier toujours retenus en otage en Afghasnistan, dont les portraits sont exposés en grand dans le hall de France Télévisions.

Justine Delubac (Promo 2010)

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PARIS CINEMA, C'EST PARTI !

Du 3 au 13 juillet, les Parisiens n'ayant pas encore cédé à l'appel des vacances ont pu profiter du Festival Paris Cinéma qui cette année a décidé de rendre hommage à la grande actrice américaine Jane Fonda. Autres invités de marque : le réalisateur Eugène Green et l'acteur Louis Garrel qui présentait son dernier film Petit Tailleur en tant que réalisateur. Les amoureux du Japon pourront également courir dans les salles mises à la disposition du festival : le pays est en effet à l'honneur de cette édition avec une projection de plus de cent films (dont une cinquantaine d'inédits en France).
Toujours au programme des festivités, de nombreuses avant-premières ! L'occasion de découvrir les films sélectionnés à Cannes cette année (comme le dernier Woody Allen You will meet a tall dark stranger en ouverture du festival et présenté par le réalisateur hilmself, ou l'étrange Oncle Boomee...qui avait raflé la Palme d'Or).
D'autres grands événements sont aussi venus rythmer la capitale : Nuit du Cinéma, Traversées de Paris sur le 7è art, brocante et un gigantesque ciné-karaoké au 104 pour clore le festival...

Justine Delubac (Promo 2010)

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LA STEREOSCOPIE : RENCONTRE AVEC LA 3ème DIMENSION

Vous l'avez sûrement remarqué, pas une semaine ne passe sans que sorte un film en 3D. Cette révolution technologique n'est pas l'apanage d'Hollywood et en France aussi, on commence à constater un certain engouement pour la stéréoscopie.

Comment ça marche ?
Si l'on voit en relief, c'est parce que l'on a deux yeux. Notre cerveau reçoit donc deux images et à partir de ça, il crée cette impression de relief.
Au cinéma c'est la même chose. On tourne avec deux caméras dont l'écart a été étudié selon l'effet voulu et l'on projette ces deux images sur l'écran. Le rôle des lunettes est de faire en sorte que chaque œil ne reçoive que l'image qui lui est destinée. Grâce à ce procédé, notre cerveau recrée l'impression de relief.

 
Comment ça se passe ?
Lorsque l'on décide de tourner en stéréoscopie, les coûts augmentent incontestablement, mais pas autant que l'on pourrait le croire.
Il faut ajouter à notre équipe habituelle des techniciens spécialisés dans la stéréoscopie dont notamment le stéréographe qui, en tant qu'expert, intervient dès le scénario, collabore avec le réalisateur, guide le cadreur, est l'interlocuteur du directeur de la photographie, intervient en montage et à la postprod, etc. Il est accompagné d'un assistant stéréographe et d'un ingénieur vision 3D.
L'étrange objet qui permet de positionner les deux caméras s'appelle un rig stéréoscopique. Il existe des rigs à plat, des rigs à miroir, des rigs adaptés au steadicam...  On choisi son type de rig en fonction du plan à tourner.
Le temps de tournage peut être quasi égal à celui d'un tournage "classique" si l'équipe est bien organisée.
Halte aux idées reçues !
Non, la stéréoscopie n'est pas réservée aux films du Futuroscope. Cette technologie peut s'adapter à tout type de projet, selon les désirs du réalisateur.
On a souvent des idées fausses sur les films en relief mais contrairement aux idées reçues on n'a pas forcément besoin de beaucoup de lumière tout le temps.
 
De même, les mouvements rapides sont possibles s'ils sont faits comme il faut. Il n'est pas non plus nécessaire que le film soit un enchaînement de plans à effet. C'est un film avant tout, avec une histoire, des personnages, des émotions, etc. Il faut prévoir le relief comme une modulation sur toute la durée du film.
Il n'y a pas d'interdit avec la stéréoscopie. Tout est envisageable.

Camille Szczesny (Promo 2010)

 

Annecy a soufflé ses 50 bougies !

Après Cannes et sa croisette au mois de mai, ce fut à Annecy et son lac de briller à l'occasion du Festival International du Film d'Animation qui fêtait cette année ses 50 ans ! Pour fêter l'événement, l'organisation du Festival a convié des géants du milieu (entre autres, Bill PLYMTON, Michel OCELOT, Matt GROENING, Véronique AUGEREAU et Philippe PEYTHIEU, les voix françaises d'Omer et Marge Simpson, Ari FOLMAN...).
Côté palmarès, le Cristal du Long-Métrage, ainsi que le Prix du public ont été attribués sans grande surprise à l'américain Wes ANDERSON pour son génial Fantastic Mr Fox. Un film franco-italien, Kérity et la maison des contes, réalisé par Dominique Monféry (et co-produit par Gaumont-Alphanim, la Fabrique et la Lanterna Magica), a quant à lui reçu la Mention Spéciale du Jury. On peut en profiter pour souligner le joli score (près de 500 000 entrées) que ce petit bijou a obtenu au box office français l'hiver dernier.
Notons aussi que Françoise Guyonnet, directrice de la vidéo France chez Studio Canal, qui était intervenue au sein du MPA, faisait partie des membres du jury Film de télévision et de commande.

Justine Delubac (Promo 2010)

RENCONTRE : Un français chez Pixar !

PIXAR est la société qui a littéralement créé l'animation 3D et produit les films les plus novateurs avec cette technique : Toy Story, Monsters Inc. , Ratatouille, Wall E...
Grand Angle a eu la chance de rencontrer Julien SCHREYER, qui travaille chez PIXAR depuis plusieurs années et qui a bien voulu répondre à quelques questions.

GRAND ANGLE : Peux-tu évoquer ton parcours en France puis aux USA, et expliquer précisément en quoi consiste ton travail chez Pixar ?
Julien SCHREYER : Mon parcours en France a été varié, d'abord une carrière dans la musique comme disk-jockey ensuite j'ai suivi une formation sur ordinateur pour un métier qui démarrait a l'époque : animateur 3D. J'ai commencé comme animateur sur une des premières séries 3D : « Insektors », ensuite j'ai navigué plusieurs années en touchant un peu à tout en 3D (animation, rendu, modélisation, etc...) dans différentes sociétés de production ou même de jeux vidéo. Le travail sur Paris devenant assez saturé et difficile, je suis parti un été aux Etats-Unis démarcher des sociétés pour trouver du travail.
Tippett Studio à ce moment démarrait une production d'effets spéciaux sur le nouveau film d'Ivan Reitman Evolution et j'ai eu l'énorme chance de commencer comme « Lighting Director » sur ce projet. Ensuite je suis resté 7 ans à Tippett Studio, travaillant sur différents films comme Lighting Director et supervisant aussi la lumière sur 2 films. Puis j'ai entendu parler d'un projet chez Pixar Ratatouille  qui allait se passer à Paris et sur la nourriture, aussi je n'ai pas pu résister et je suis allé travailler sur ce film !
Je suis donc maintenant Technical Director à Pixar, ce travail consiste à construire et gérer les images pour le visuel, il faut plusieurs paliers pour construire un film et à Pixar tout est fait maison depuis la création de l'histoire jusqu'à la livraison du film.
Je fais partie du département lumière, nous sommes responsables du rendu, ce qui consiste à mettre la lumière dans les scènes d'animations 3D et de calculer les images avec le moindre défaut possible.

Peux-tu nous parler des différences qui selon toi existent entre les méthodes de travail françaises et américaines ? Peux-tu également nous expliquer pourquoi en matière d'animation, les films américains obtiennent généralement de meilleurs scores en salle que les films français ?
C'est assez difficile de comparer Pixar à une société de production française, puisque Pixar est assez unique en son genre ! Une différence qui m'est toujours apparue depuis que je suis aux Etats-Unis c'est l'ouverture et la générosité professionnelle que j'ai difficilement perçue en France, mais que j'avais eue en travaillant en Belgique à Bruxelles.
Lorsque j'ai travaillé à Paris dans les sociétés de production audiovisuelle ce n'était pas structuré et moins spécialisé que ce que je fais maintenant ici, mais c'est peut être aussi le fait de travailler pour de plus grands projets comme des films plutôt que des publicités.
Je ne connais pas les résultats box-office des films d'animation français mais la France ou l'Europe ont aussi bien leur place dans ce domaine, l'histoire du box office est un peu mystérieuse. Je ne connais pas forcement de recette miracle, à part peut-être faire mon travail à fond et le mieux possible.

Comment est l'ambiance de travail à Pixar ? As-tu percé le secret qui fait de cette société son succès ?
L'ambiance est assez confortable, nous sommes localisés dans le East-bay de San Francisco, ce qui est un endroit hyper confortable pour vivre. Le bâtiment de Pixar est moderne et lumineux nous sommes tous sous le même toit avec notre cafétéria au centre, notre communauté se retrouve donc assez souvent ensemble : une grande famille en quelque sorte! C'est un travail de groupe ou chacun donne le plus possible, cette combinaison d'énergie et de talent est certainement un plus. Le court métrage est incontournable à Pixar ! Nous pouvons tester la technologie et découvrir de nouveaux talents par ce biais.

Le marché de l'animation 3D et des SFX s'est globalisé, est devenu de plus en plus concurrentiel. L'animation est beaucoup sous traitée en Asie, c'est devenu une industrie qui emploie des milliers de personnes et qui génère beaucoup d'exportations. Est-ce le cas aux USA?
C'est vrai que beaucoup de studios ont sous-traité des productions en Asie, cela va-t-il durer ? Je n'en suis pas si sûr, visiblement les projets sont difficiles à superviser depuis l'étranger et souvent la qualité n'a pas été la même. Pour ce qui nous concerne nous restons tous ensemble à Pixar et nous nous agrandissons. Je ne comprendrais pas pourquoi une société américaine viendrait s'implanter en France, il n'y aurait pas beaucoup de logique là dedans. Par contre la logique du blockbuster est de faire des films qui contiennent des tonnes d'effets spéciaux, donc le travail et les moyens partent essentiellement d'Hollywood.

Retrouvez la filmographie de Julien SCHREYER sur IMDB

Propos recueillis par Julie Miniussi (Promo 2010)

Grand Angle est une newsletter de l'ESG / Directeur de la publication : Philippe Marcoux / Rédacteur en chef : Julie Miniussi / Directeur Artistique : Justine Delubac / Rédacteurs : Julie Miniussi, Stéphanie Jacquin, Camille Szczesny, Aurore Poret, Justine Delubac.

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