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Le MPA débarque au MIP !

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Le MIP TV ou Marché International des Programmes Télévisés est un évènement incontournable pour tous les professionnels du secteur de l'audiovisuel du monde entier. Il s'est déroulé du 12 au 16 avril 2010, à Cannes, où se sont négociés près de 4 milliards d'euros de droits (source : Variety). Le MBA ESG Production Audiovisuelle (MPA) était bien sûr présent à cet évènement, représenté par quatre élèves de la promotion 2010. Charlotte, Mathilde, Amélie et Pierre (photo) sont partis caméra à l'épaule afin de participer à cet événement incontournable.

Ils en ont profité pour réaliser des interviews destinées à élaborer des « fiches métiers vidéos » pour le Club de l'Audiovisuel (www.cdla.fr). Une fois encore, le MPA s'inscrit au cœur de l'actualité professionnelle du secteur audiovisuel. Les rencontres sur le terrain avec les acteurs internationaux du monde de la télé sont des éléments inhérents à la philosophie de cette formation. Nos envoyés spéciaux aux MIP nous racontent ici leur expérience. Et pour approfondir, vous trouverez dans ces pages une interview autour du "transmedia" : une tendance phare dans le milieu de l'audiovisuel et de ses évolutions à venir. Pas de doute, le rendez-vous est pris au MIP 2011 pour les élèves de la prochaine promotion du MBA Production Audiovisuelle !

Philippe Marcoux
Directeur du MBA Spécialisé en Production Audiovisuelle (ESG Paris)

Malgré l'apparition d'un nuage islandais venu assombrir le ciel européen, acheteurs, vendeurs et producteurs arrivés du Japon, des Etats-Unis, d'Israël ou d'Europe étaient bien réunis au Palais des Congrès et des Festivals pour cette nouvelle édition du MIPTV. Cette année, Singapour, grand spécialiste de la fabrication de programmes en 3D, était mis à l'honneur de cette édition comme l'a annoncé Monsieur le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors de son discours d'ouverture du Salon.

 

Les élèves du MPA aussi étaient présents : des rencontres avec certains grands acteurs des médias, la participation à des conférences et au concours du Content 360° leur ont permis de mieux comprendre les nouvelles tendances 2010 telles que les concepts « transmédia » et « crossmédia » (NDLR : voir plus loin l'interview de Sarah Hemar), les innovations en matière de gestion de contenu ou encore la technologie 3D.  Le rythme fut intense et les journées chargées mais les membres de l'équipe ont pu réaliser leurs interviews sans encombre grâce à l'aide précieuse de toute l'équipe de l'organisation du ReedMidem et de Martine Donboly, consultante en communication intervenant au sein du MPA.

Ce 47ème MIP TV a donc clairement mis en avant le concept transmédia (par ailleurs étudié en cours) qui permet l'interactivité avec le téléspectateur (interview de David Michel de Marathon Média et conférence sur le jeu facebook des « Totally Spies »).


  A ce sujet, Tim Kring créateur de la série Heroes (photo) a, lors de sa conférence, insisté sur le développement du concept de « téléspect'acteurs » pour ainsi offrir au public de sa série la possibilité d'interagir avec l'histoire de la série elle-même ou de la fiction sous toutes ses formes. En interview, il confiera plus tard que ce concept pourrait très rapidement être étendu à d'autres types de programmes tels que les jeux et divertissements ou encore la télé-réalité.

Pour ce qui est du crossmédia, ou principe de mise en réseau des médias, l'importance des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook et des nouveaux médias digitaux, avec l'émergence de la télévision sur téléphone portable, a été rappelée à maintes reprises par différents intervenants.
C'est dans ce contexte de croisement des médias que Lagardère a également choisi le MIP TV pour annoncer en exclusivité son partenariat avec Youtube en vue de mettre à disposition du contenu sur leur plateforme, l'objectif étant bien sûr de recruter de nouvelles audiences.

Les étudiants ont également pu tester la technologie 3D appliquée au petit écran. Cette télévision en relief nouvelle génération était présentée sur le stand TF1 sur deux écrans différents côte à côte. Un de marque Samsung, déjà commercialisé mais assez onéreux et l'autre Hyundai, encore inédit sur le marché. Attention : le port des lunettes est obligatoire pour les deux technologies mais la différence ne saute pas aux yeux...
Pendant la Coupe du Monde, TF1 proposera 5 rencontres au format 3D. Véritable demande du public ou gros coup de pub ? Tout l'enjeu de cette technologie se situe dans le fait de réussir à s'imposer au sein des foyers.
Le « Content 360° » était également un moment fort de cette édition. Créé en 2005 et organisé cette année par Ogilvy & Mather, ce concours à pour vocation de stimuler l'innovation dans le domaine des contenus et des services interactifs, la création d'applications qui exploitent parfaitement les possibilités offertes par les plateformes numériques haut-débit (internet, mobiles, etc) pour optimiser le rapport entre le public et les chaînes de télévision et maximiser leur audience.
 
180 dossiers venant de 34 pays ont été déposés pour cette compétition, dont le but était de trouver une opération de contenu de marque originale pour Coca-Cola, client du réseau publicitaire. Le prix d'une valeur de 10 000 € a été remporté par une société de production Britannique, Scorpion TV, qui a proposé une émission de télé-réalité qui suivrait six équipes de jeunes en train de concrétiser des projets humanitaires. Ce concours est également ouvert aux étudiants. Un challenge qui pourrait être relevé par la promotion du MPA l'année prochaine... affaire à suivre !

Quoiqu'il en soit cette expédition au MIP TV fut très enrichissante à tous points de vue pour les étudiants du MPA et a permis de mettre en parallèle la réalité du marché de l'audiovisuel avec les connaissances acquises en cours. Forts de cette expérience, ils ont réalisés un blog où sont mises en ligne toutes les interviews réalisées lors de cet évènement : http://mpa-miptv2010.blogspot.com/

L'équipe du MIP de la Promo 2010

LE TRANSMEDIA, C'EST QUOI ? - INTERVIEW

Le Transmedia, tout le monde en parle. Est-ce juste un effet de mode ou bien une véritable évolution qui va révolutionner la manière de raconter des histoires ? Pour en savoir plus, Grand Angle s'est rapproché de Sarah HEMAR, productrice chez Les Raconteurs.

Grand Angle : Pourriez-vous nous expliquer ce qu'est le « Transmédia » ?
Sarah HEMAR : Une histoire transmédia est une histoire qui utilise plusieurs médias pour se raconter. L'idée est que chaque média développe un élément narratif et que la somme des médias fassent in fine une histoire plus développée que si elle n'était que sur un seul média. On peut aussi reprendre la définition de Nicolas Bry du Transmedia Lab d'Orange :

  1. une histoire dont les chapitres sont diffusés sur différents médias (TV, Cinéma, Web, Mobile, ...)
  2. chaque chapitre est conçu spécifiquement pour le media qui le diffuse (d'où la prise en compte de la participation quand on écrit le contenu pour le web)
  3. des points d'entrée multiples dans l'histoire sont proposés au spectateur
  4. chaque chapitre apporte un complément au précédent : ce n'est pas une répétition narrative de l'histoire d'origine mais une extension
  5. il est « canonique », c'est-à-dire qu'il se lit indépendamment de l'histoire d'origine
LE TOUT pour créer une expérience unifiée entre médias qui donne le sentiment d'entrer dans un univers !

Quelle est la différence avec le « Crossmédia » ?
Le Crossmedia, c'est plutôt le fait de décliner un contenu sur plusieurs médias. Sans interaction particulière entre les différents média.

Pourquoi cet engouement pour le transmedia actuellement ?
Pour 3 raisons. D'abord, la technologie est prête : l'utilisation des nouveaux médias explose, l'équipement en internet et en mobile s'est généralisé, le débit est haut et la 3G s'est démocratisée. Ensuite, parce que le public, fort de ces moyens qu'on lui donne, veut participer et est donc d'accord pour prendre une part active dans un récit. Enfin, du côté des créateurs, c'est une opportunité géniale de développer une histoire selon plusieurs angles, en interaction avec un public.

Pourriez-vous nous donner des exemples de concept transmédia réussis ?
Il faut plutôt regarder du côté de l'Amérique avec les cas LOST de JJ Abrams (NDLR : interview disponible sur le site du Transmedia Lab par ici) ou Heroes (post de Jean-Yves Le Moine toujours au Transmedia Lab). En France, on est plutôt en phase de développement. La série Faits Divers Paranormaux, produite par Happy Fannie, et diffusée par Orange depuis quelques semaines est un premier cas français.

Un modèle économique s'est-il imposé ? Comment associer concept novateur, créativité et rentabilité ?
Non, pas encore. Tout le monde cherche encore mais l'envie est là et de grands acteurs s'engagent : Orange, Arte, France TV...
Chaque projet va devoir aussi inventer son propre modèle économique selon l'histoire qu'elle raconte et à qui elle s'adresse. L'important sera de rester ouvert à toutes les opportunités : les diffuseurs tv, mobile et internet, mais aussi les marques et pourquoi pas le public directement.

Quelles sont vos expériences et réalisations en cours dans ce domaine ?
Pourquoi Les Raconteurs ?

Les Raconteurs, tout simplement parce que notre métier c'est de raconter des histoires.
Avant le support, le trans-, le cross- , le multi-... le plus important, c'est l'histoire. Sans elle, il n'y a rien. C'est elle qui doit dicter le déploiement sur les plateformes, et non l'inverse. C'est pour cela que nous nous en sommes gentiment moqué.
Nous aussi nous sommes en développement. Nous avons un projet de série réellement collaborative que nous souhaitons développer pendant l'été. Nous pourrons vous en reparler ensuite.

Plus d'informations sur Les Raconteurs :
http://lesraconteurs.tv - Twitter : @lesraconteurs - FB : Les Raconteurs
http://mesimagesquibougent.typepad.fr/audiovisuel/ - Twitter : @sarahhemar - FB : Sarah Hemar

Propos reccueillis par Arnaud Soufflet (Promo 2010)

RENCONTRE : Ara APRIKIAN – Directeur du divertissement du Groupe Canal +

GRAND ANGLE : Pouvez-vous nous expliquer votre parcours et votre rôle de votre service au sein du Groupe Canal + ?
Ara APRIKIAN : Diplômé de l'Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique puis j'ai intégré Science Po. J'ai débuté dans l'audiovisuel à la fin des années 1980 chez TF1. Arrivé chez Canal + en 2005, où je m'occupe de l'ensemble des programmes de flux du Groupe.
Ce service sert à déterminer la politique éditoriale en terme de programmes de flux sur les chaînes du Groupe Canal +. Nous choisissons les projets, les programmes, les producteurs et les talents que nous désirons mettre à l'antenne, essentiellement pour les émissions en clair de la chaîne Canal +. Pour cela, nous veillons à la bonne exécution des orientations éditoriales (tant pour les productions internes que pour les productions extérieures).

Selon vous, quels sont les ingrédients qui font le succès de Canal + depuis sa création ?
Parier sur les talents : auteurs, animateurs ou acteurs. Canal + n'est pas une télévision d'importation de formats. Il s'agit de mettre en valeur des talents dans le cadre d'émissions qui ne sont pas des émissions à « mécanique » ou formatées, mais plutôt des grandes émissions généralistes qui mélangent de l'information et de l'entertainment : la différence est intimement liée à la nature des talents qui les constituent. C'est donc la gestion des talents qui fait la différence : ceux que nous découvrons et développons ont ensuite une expression assez large à la télévision ou en dehors de la télévision comme au cinéma ou dans l'humour.

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
La grille de Canal + est une grille qui connaît depuis quelques années un grand succès. Notre travail est de continuer à entretenir ce succès en travaillant minutieusement à l'intérieur de chacune des émissions et des tranches qui constituent le clair de la chaîne. Nous veillons ainsi à l'innovation du Grand Journal, de L'Edition Spéciale, de La Matinale, nous essayons de repérer de nouvelles écritures. De manière générale, nous nous efforçons d'être toujours à l'avant-garde de l'écriture, de l'expression télévisuelle ou de l'expression humoristique. Nous travaillons pour garantir la pérennité et dans le même temps le renouvellement du clair de Canal.

Quels sont les critères de sélection que vous appliquez, en terme éditorial, pour vos grilles de programmation ?
C'est tout d'abord la diversité de l'offre en offrant toute une palette d'expression de notre signature éditoriale la plus variée possible tout en restant fidèle à ce qui fait l'impertinence de la vision du monde que propose Canal +, que ce soit dans les domaines de l'information, de l'humour, du reportage ou du magazine.

Quelles sont les étapes déterminantes que le Groupe doit réussir pour assurer sa pérennité ?
Il y a deux choses : rendre pleinement nos abonnés satisfaits de leur abonnement par la valeur de nos programmes cryptés et la valeur de marque des programmes en clair mais aussi contribuer à développer notre parc d'abonnés en faisant du clair de Canal une vitrine de choix qui donne une vue d'ensemble de la boutique, qui soit un espace de découverte de l'offre éditoriale de Canal +. Nous devons nous inscrire dans une offre qualitative extrêmement forte pour justifier la nature de l'abonnement et la fidélisation de nos abonnés. Nous ne pouvons plus être sur une offre simple de complémentarité, mais une offre qualitativement supérieure.

Comment le Groupe se positionne-t-il face à la nouvelle concurrence que représente le Groupe Orange ou la TNT ?
La TNT grignote des audiences mais pas en terme de perception de valeur qualitative. Nous sommes à la croisée des deux puisque nous devons faire de l'audience sur les programmes en clair (il y a quand même des recettes publicitaires à la clef) mais nous devons surtout projeter une valeur d'image pour Canal qui soit extrêmement forte. La valeur qualitative et la satisfaction des abonnés doivent être toujours aussi élevées et montrer que lorsque l'on regarde un programme de Canal +, que l'on ne peut pas voir ailleurs. Cet axiome là doit être toujours aussi présent.

Quel est selon vous l'avenir des sociétés rattachées au Groupe comme la société Multithématique ? Sont-elles amenées à contribuer au développement de votre parc d'abonnés ?
Ces chaînes du Groupe constituent une partie de l'offre notamment de Canalsat. Elles se situent sur un autre marché qu'est celui de la télévision par satellite qui est en concurrence avec d'autres acteurs. L'ambition de ces chaînes est d'offrir aux plateformes qui les distribuent une vraie valeur ajoutée pour motiver de nouveaux abonnements. Pour cela, nous avons réorienté éditorialement certains projets et certaines chaînes comme Jimmy par exemple vers un public plus masculin avec des programmes plus percutants qui puissent s'adapter à la situation concurrentielle du moment.

Propos recueillis par Quentin Rosan (Promo 2010)

CocoRosie « Grey Oceans » (Pias, Independant)
Le Retour d'une légende de la Soul...

« Psyché folk », «Freaky folk », « Neo folk »... ? La liste est longue, s'allonge... « CocoRosie », c'est bien cela, un univers bien à elles, mêlant à la fois les genres de la folk music et toutes autres variantes psychédéliques difficilement descriptibles... Tonalités à part entière, univers décalé et enfantin, entre simplicité désarmante et complexité incroyable, une quête sans compromis anime nos deux acolytes, Sierra et Bianca Casady. « CocoRosie », c'est avant tout l'histoire de deux sœurs, mais aussi la rencontre  de deux sensibilités : des comptines de l'une, et des mélodies de l'autre. En 2003, les deux sœurs se retrouvent, se redécouvrent, après de nombreuses années séparées, pour former un duo, « leur duo ».

 

Défiant les genres, expression d'une musique personnelle et émouvante, « CocoRosie » parvient à s'imposer avec brillance sur la scène folk-rock. Une véritable bouffée d'air frais dans l'univers musical !
L'année 2003 signe alors le début d'un voyage mélodique et créatif, avec l'enregistrement de leur premier album « La Maison de mon rêve », travaillé dans une chambre de bonne à Montmartre, notamment dans la salle de bain pour une meilleure acoustique. A peine lancées, elles produisent un second opus en 2005, intitulé « Noah's Ark », avec la brillante collaboration du célèbre chanteur Antony Hegarty, leader du groupe « Antony and the Johnsons », sur le titre « Beautiful Boyz », dont la voix nous rappelle celle, organique et céleste, de Nina Simone. 2007, toujours plus d'envolées lyriques et de musicalité hors-norme, avec la signature de leur troisième album « The Adventures of Ghosthorse & Stillborn », signé sur le label indépendant américain « Touch and Go Records ». Folk intimiste et rêveur, improvisations et expérimentations sur des supports analogiques, on plonge de plus belle, avec délice, dans l'univers fantasmagorique et singulier de ces deux princesses fragiles et mutines.
Et enfin, nous voilà conviés, en cette année 2010, à l'écoute d'un quatrième album, intitulé « Grey Oceans », à mi-chemin entre pop, folk et dance, sans compter les divers « non-genres » qui constituent leurs morceaux. Bruits d'eau, de casseroles, jouets d'enfants,... une musique pas comme les autres nous l'aurons compris. Un bric-à-brac spontané, intime et plein de fraîcheur, c'est cela « CocoRosie ». Laissez-vous bercer par l'étrangeté onirique de « Trinity's crying », coloré des plaintes lascives et féériques de Sierra. Puis on se laisse porter par « Smokey Taboo », sur fond de musique indienne, agrémentée de percussions chaleureuses et incisives, et d'envolées lyriques. Quant au titre « Hopscotch », on sillonne entre jardins d'enfants et univers fantomatique, sur fond de beat jungle.  « Lemonade » lui, apparaît comme une douce ballade mélancolique, entrecoupée de refrains joyeux et entraînants. Enfin, « Undertaker » raconte l'histoire d'une princesse égarée, entre la voix éraillée et fragile de Sierra et un piano de salon désaccordé, teintés de sons électroniques.

« Grey Oceans », c'est l'expression d'un monde intérieur, peuplé de chimères, princesses, et autres espèces... une ode audacieuse à l'imagination et à  la singularité.

Anouk Rijpma (Promo 2010)

Denis Cantin, intervenant MPA MARCHE INTERNATIONAL & FORMAT TV
Vice-President, Sales Europe - Twentieth Century Fox France, Inc.
International Television Distribution

Grand Angle : Qu'enseignez-vous aux étudiants du MBA production audiovisuelle ?
Denis Cantin : depuis six ans, j'interviens pour présenter les différents formats et les modalités de la vente/acquisition de droits TV à l'international. Ce cours évolue en fonction de l'actualité. Je dresse aussi un panorama de l'audiovisuel à l'étranger tout en présentant l'évolution du marché de l'offre et de la demande et les formats les plus porteurs et exportables.

Vous travaillez aussi pour la Fox, en quoi consiste votre poste ?
Je suis en charge de la vente du catalogue Fox Films et Séries sur l'Italie et je possède aussi deux autres activités transversales de développement en Europe : la FVOD (Free Video On Demande) ; la catch-up TV gratuite financée par la publicité comme celle d'M6 Replay) et les ventes de formats US de fiction pour des adaptations TV nationales dans plusieurs pays. J'ai débuté à la Fox en 2001, au moment de l'arrivée de la real TV, j'ai donc commencé à la Fox par la vente, aux chaînes européennes, de formats US (reality, jeux et divertissement) -comme Tentation Island/L'île de la Tentation ou encore Mon Incroyable Fiancé à TF1, ou La Pupa e il Secchione/Beauty and the Geek sur Italia Uno - et de programmes américains que l'on appelle souvent aujourd'hui les « ready made ».  Je dois admettre que dans ce domaine, nous venons de vivre une décennie absolument incroyable.

Quel a été votre parcours avant d'arriver à la Fox?
L'Institut de Sciences Politiques d'Aix-en-Provence après le Bac, un DEA en histoire du Droit, et suite à un échange Erasmus à l'Université de Pérouse (Italie), j'ai entamé une Thèse à Rome sur les documentaires historiques Français et italiens. J'ai pu ainsi poursuivre avec un stage à la RAI et surtout un Master Européen en Management Audiovisuel (EMAM, Rome) financé par le plan européen Media. J'ai commencé mon activité professionnelle en tant qu'assistant de production en France. Après un passage au Ministère de la défense, où j'étais en charge des ventes internationales des archives audiovisuelles, j'ai été embauché la Fox où je travaille depuis 9 ans.

Quels sont actuellement les formats les plus vendus ?
On est sur une programmation de crise marquée par l'achat de valeurs sures orientées vers des marques établies - Survivor ou Big Brother sont confirmées par la plupart des diffuseurs mondiaux - ou une certaine forme de cocooning (coaching, cuisine, enfants...) souvent à travers des programmes relativement moins coûteux et rediffusables. En ce qui concerne les fictions nationales, seules les comédies familiales, quelques mini-séries historiques, et certains policiers, s'ils sont très « locaux », se portent bien. Les sketches et les télénovelas sont aussi en plein essor.

Propos recueillis par Aurore Poret (Promo 2010)

 

 

Grand Angle est une newsletter de l'ESG / Directeur de la publication : Philippe Marcoux / Ré;dacteur en chef : Julie Miniussi / Directeurs Artistiques : Justine Delubac, Patrick Faure / Rédacteurs : Julie Miniussi, Amélie Picard, Charlotte Van Cauwerberghe, Mathilde Prat, Pierre Hardy, Anouk Rijpma, Quentin Rosan, Arnaud Soufflet, Aurore Poret.

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